Quentin Euverte

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Quentin Euverte

#lesréalisateursPARIS

« Quentin Euverte appartient à la seconde génération des spectateurs de blockbusters : il est né la même année que le T-1000 (1991). Et à ce titre il est fait sans doute du même alliage de métal liquide. »

Ses références sont sous ses baskets car en chacun de nous persistent les mêmes gènes communs, ceux de la publicité de masse, de la biochimie, de la robotique, de rites ancestraux, de monuments en ruine millénaires… Les mêmes images nous hantent tous suivant l’humeur et la connexion. Pour QE il n’y a pas de rebuts, mais seulement de la matière première. Cassant, volant, glanant, trouvant, pillant -consommant  en somme- sa matière première se trouvera autant dans l’expérience esthétique du crackhead que dans les reliquats d’une industrie technique fatiguée. En résumé, concaténation jusqu’au carambolage.

Pour les réalisateurs, il s’intéresse à l’induction électromagnétique. Peut-on faire un objet électrique sans câble électrique qui en dégueulerait ? Dans quel mesure les champs électriques dus à l’induction est néfaste au corps humain ? Quelle forme ces champs pourraient-ils revêtir ? Peut-on alimenter des néons à partir d’une plaque à induction ? Comment convertir un frein magnétique de camion en générateur de chants d’un culte noisy et obscur ? Autant de question parmi tant d’autres qu’il cherche à faire se rencontrer, se télescoper afin de rentrer en conversation avec autant de formes que de protagonistes au service de sa pratique concaténée et de collaboration fortuite, entre scientifique et industriel.